Vivre ! – III – Texte par Isabelle Pariente-Butterlin


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Plonger. Plonger dans le monde : coloré.

Oui, certes et puis non, pas toujours, il faut bien le reconnaître. Non, pas toujours. Parfois si (décevant ?) (triste ?) (amoindri ?) (délavé ?) mais pas toujours, non plus, pas que cela, après tout le monde sublunaire est (imprévisible), (accidentel), (accidenté), et (hasardeux), va (de travers), part (en vrille), se déglingue, est complètement, (déglingué de guingois), alors pourquoi pas ?,

oui franchement, pourquoi ce serait impossible ?, on ne peut pas toujours tabler sur le pire, on ne peut pas toujours prévoir le pire, et puis de toutes façons, il faut bien sortir, aller faire un tour, reprendre, recommencer, remonter, remonter la pente, pousser son vélo, refaire ses lacets, remettre son chapeau, rattacher ses cheveux, retrousser ses manches, retrouver ses clefs, et sa carte et la monnaie, ne pas oublier les clefs

et repartir,

c’est comme ça, c’est le jeu, mais parfois non, ce n’est pas le pire, ça pourrait être pire, pour un peu même, on serait surpris, on en viendrait aux formules positives, on abandonnerait presque les doubles négations. Pour un peu. J’ai pas dit non plus. S’agit pas. Enfin il faut y croire. Du moins on peut essayer. C’est un truc de logicien, ça, que la double négation s’annule, que non le non fait oui, que l’impossibilité de l’impossibilité est la possibilité,

mais dans la vie, ce n’est pas comme ça, et ça marche mieux avec des trèfles à quatre feuilles entre les pages d’un livre ou dans son porte-feuille. Ou quelque chose qui y ressemble. Le hasard fait bien les choses, mais il faut l’aider un peu, alors plonge, vas-y, plonge, trouve-moi un trèfle à quatre feuilles, s’il te plaît, parce que là je vais en avoir besoin et repartons en courant et en riant. Tout cela n’est qu’un jeu !

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Texte : Isabelle Pariente-Butterlin

Photos : Louise Imagine

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Isabelle Pariente-Butterlin n’a fait l’immense bonheur de généreusement déposer ses textes, ici, accompagnés de mes images. Notre conversation reprenant alors,  pour ma plus grande joie. Une respiration, mouvante.

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